Comme ils le font une fois par an, les sapeurs-pompiers de Boz et d’Ozan ont effectué vendredi soir une manœuvre dont l’objectif comme les précédentes était d’harmoniser une intervention dans la mise en commun de leurs potentiels humains et matériels respectifs.

« Ce genre de manœuvre s’effectue le soir après 20 heures pour disposer de l’effectif complet de nos deux compagnies » précisait Cyrille Druesnes, le chef de corps -adjoint de Boz.

Le scénario primaire portait sur un banal véhicule en feu stationnant dans la cour d’une villa de Boz. Aussitôt une première équipe était envoyée pour mettre en place un dispositif de lutte contre le feu. Mais l’exercice allait se corser au cours de la reconnaissance du chef d’équipe dans son rapport sur l’état des lieux. En effet, il allait s’avérer que dans sa précipitation pour alerter les pompiers, le propriétaire de la villa avait heurté l’un des vivariums dans lequel il élève des serpents. Et que le reptile qui s’y trouvait s’étant échappé, l’homme avait été mordu au mollet. Les premiers effets du venin l’avaient fait perdre connaissance et ce dernier était tombé inanimé au sol dans la salle de séjour. Aussitôt, l’alerte était donnée à une seconde équipe pour intervenir en renfort. L’un des sapeurs-pompiers de cette équipe muni de gants entrait dans la villa et capturait le serpent pour l’enfermer dans une glacière. Ainsi les autres sapeurs-pompiers pouvaient intervenir sans danger dans les locaux pour secourir la victime et lui donner les premiers soins dans l’attente de l’arrivée d’une équipe médicale.

Cette manœuvre en temps réel mettait en œuvre les procédures règlementaires. Il a satisfait les responsables de l’opération : Olivier Berry (Ozan) et Cyrille Druesnes (Boz) pour avoir démontré l’efficacité des deux CPINI (centre de première intervention non intégré). Seul manquait au scénario l’équipe spécialement formée à la capture des NAC (nouveaux animaux de compagnie) du SDIS de Bourg-en-Bresse qui aurait été appelée au cours d’une intervention de ce type. 

Quant au serpent qui a servi à animer cette manœuvre, il s’agissait d’une petite couleuvre américaine prêtée par l’occupant de la villa qui est erpétolophile (collectionneur de serpents). Cette couleuvre n’est pas venimeuse comme celles qui vivent dans nos contrées.

Article et photos : Michel Raymond

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