Le 02 Août 1914, comme dans tous les villages de France, le tocsin de l’église de Boz résonne lugubrement. La guerre est déclarée et les hommes s’en vont répondre à l’appel de la Nation. Personne ne sait combien durera cette guerre, mais tous espèrent qu’elle sera courte et victorieuse. Elle sera, hélas, longue et beaucoup de jeunes hommes de Boz n’en reviendront pas…ou alors, dans quel état…

25 vies fauchées durant ces 5 longues années dont les hivers furent très rigoureux. Une famille fut particulièrement touchée. La famille Pin perdit 4 membres de sa famille entre 1914 et 1918. Des documents fournis par la famille permettent de mieux se rendre compte de l’horreur vécue par les soldats et leur famille.

Puissent ces écrits donner conscience à notre génération de ce qu’ils ont vécu et que plus jamais cela ne se reproduise.

 

La famille Pin :

Les parents, Michel Pin (1855-1927) et sa femme Benoîte Coudurier (1863-1918) étaient cultivateurs à Boz où naquirent leurs 5 enfants.

L’aîné, Michel Pin (1881-1927) mobilisé en 1914 fut blessé sérieusement au bras droit. Réformé, il put rentrer chez lui mais eut la douleur de perdre son fils de 8 ans, victime de l’épidémie de croup (diphtérie) due à la guerre et qui fit des ravages en 1918.

La seconde, Stéphanie Pin (1888-1973) était mariée à Jean-Baptiste Feuillet, typographe à Pont-de-Vaux, qui sera porté disparu dans la Marne en Octobre 1918.

Claude, le troisième, né en 1894, est tué d’une balle en plein front en Juin 1918. Il avait 21 ans.

Louis, né en 1899, est mobilisé en 1918 et meurt, lui aussi en Juin, d’une bronchopneumonie mal soignée. Il avait 19ans.

Pierre, né en 1900, sera le seul à échapper à la guerre. Agriculteur, il vécut à Boz dans la ferme en face de l’église et du monument aux morts.

Désespérée, leur mère, frappée de paralysie, meurt officiellement de la grippe espagnole en 1918 (autre épidémie qui fit en Europe autant de morts que la guerre), mais plus vraisemblablement d’épuisement et de chagrin.

Remerciements à là famille Pin, en particulier Madame Lapouge, petite-fille de  Stéphanie Pin épouse Feuillet qui nous a permis de diffuser ces précieux documents.
Autres sources :
« Les mémoires d’Alexandre, un petit Pontévallois pendant la Grande Guerre », édité par « Histoire et Traditions en Bresse » en 2008.

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